Chez Daphné
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Citations

janvier 11th, 2013, par Daphné

 

Friedrich NietzscheC’est lors de mes errances que les signes me parlent. Paris, Rome, Florence… C’est toujours en mouvement que, les sens en alerte, je glane ici et là des formules magiques. Ce sont des antidotes ou des encouragements. Parfois juste une main posée sur une épaule, ou bien, comme un murmure, cette voix qui dit « va ! » C’est toujours au grand air, jamais entre les murs. Et la plupart du temps, ce sont ces mêmes signes qui m’incitent à poursuivre vers d’autres aventures. Plus loin, toujours plus loin…

J’en ai fait un roman de ces drôles d’indices, de cette voix silencieuse qui nous guide parfois. J’en ai fait un roman et parfois je regrette de ne pas être là-bas, glissée entre les pages, avec les personnages. Et je me dis souvent : « Si j’étais dans le livre… » comme si la fiction m’était plus familière. Ou plus facile à vivre.

Hier, sans bouger, j’ai saisi sur l’écran de mon ordinateur des mots qui m’ont donné envie d’y retourner. De plonger dans l’histoire, de refermer le livre et puis de continuer sans plus me retourner. C’était une citation de Friedrich Nietzsche :

Tous les hommes se divisent entre esclaves et êtres libres.
Car celui qui de sa journée n’a pas les deux tiers à soi est un esclave, qu’il soit au demeurant ce qu’il voudra : homme d’Etat, marchand, fonctionnaire, savant…
Il roule comme roule la pierre, conformément à l’absurdité de la mécanique.

Parfois il suffit de ça. De quelques mots glanés. C’est ainsi que commencent bien des révolutions ! Peut-être que je serais en ce moment sur la route, si je n’avais pas lu ce matin d’autres mots signés de la même main :

Chaque jour il faut danser, fût-ce seulement par la pensée.

Alors c’est ce que je fais au lieu de m’en aller. Je danse avec les mots, je valse sur le papier. Chaque jour, chaque matin. C’est ça ma liberté.

Publié dans livres

Une réponse

  1. N.

    « Il faut qu’il y ait un chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse. »

    Et il faudrait dire que la danse, qui est oiseau et envol, est aussi tout ce que désigne l’enfant. La danse est innocence, parce qu’elle est un corps d’avant le corps. Elle est oubli, parce qu’elle est un corps qui oublie son astreinte, son poids. Elle est commencement nouveau, parce que le geste dansant doit toujours être comme s’il inventait son propre commencement. Jeu, bien sûr, puisque la danse libère le corps de toute mimique sociale, de tout sérieux, de toute convenance.

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