Chez Daphné
un blog pour raconter et surtout partager…

Confession

avril 19th, 2012, par Daphné

 

sortieJe pense souvent à vous. Vous qui me lisez, me connaissez peut-être, vous les habitués qui revenez parfois, regardez les images en pensant : « Pourquoi pas ? » Et puis je pense aux autres, ceux qui ne savent pas. Arrivés par hasard, ils me lisaient peut-être en début de journée, avec un bon café. Oui, la plupart du temps, c’est ce que j’imaginais. Un instant hors du monde, un plaisir partagé… Et puis on repartait, chacun de son côté. Cela me suffisait.

Et puis j’ai décidé un beau jour d’arrêter. J’ai dit vouloir garder la matière première pour d’autres aventures que j’écrirais pour vous. Plutôt pour nous en fait. Car si je prends la plume, si je sculpte, cisaille, rature, recommence… c’est pour être bien sûre que le pont entre nous est toujours bien vivant. Je ne le veux pas stable, ni solide, ni tenace, je le souhaite au contraire bien souvent vulnérable, et j’aime la pensée qu’il suffirait parfois d’une simple bourrasque… Mais je le veux vivant et vrai. Pas autrement.

Au-delà du réel, je cherche ce chemin, ce tout petit sentier qui nous lie l’un à l’autre. Ce n’est parfois qu’un fil, un câble sur lequel nos pieds mal assurés avancent tout doucement. Mais il me suffit de croire qu’à force d’avancer nous nous retrouverons. Et c’est cette croyance, cette foi un peu folle qui me pousse en avant. J’écris, vous me lisez. C’est si simple, n’est-ce pas ? Sauf que cette formule ne peut être parfaite qu’à une seule condition : Je dois rester honnête

J’aurais beau vous écrire, vous crier Lisez-moi ! Rien ne fera l’affaire et vous n’entendrez pas si derrière ces paroles je suis toute habillée. Non, si je vous écris, si je veux partager, je ne peux que le faire en toute sincérité. C’est la règle suprême, la loi ferme et formelle : Je dois me mettre à nu si je veux être lue.

C’est pour cette raison que j’écris aujourd’hui. Simplement pour vous dire que si je suis partie, si j’ai gardé mes mots pour mes autres écrits, c’est pour aller de l’avant, construire d’autres romans, mais aussi pour me taire, ne pas me mettre en colère. Car en toute honnêteté, chers yeux qui me lisez, je dois vous avouer que je suis un peu triste.

Dans le chaos sonore du monde tout autour, j’ai peur que le murmure de mon Personnage en Italie ne fasse trop peu de bruit. Il est encore petit – un mois et une semaine ! – et je crains que la seule fierté de sa jeune mère ne soit pas suffisante pour lui donner des ailes qui puissent le porter aux quatre coin du monde et dans tous les foyers.

Pourtant, je vous assure, il est si beau mon roman ! Mais c’est aussi ce que disent toutes les autres mamans…

Publié dans livres

Une réponse

  1. tnsp?

    Nous sommes nombreux ceux qui avons aimé ton livre……

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