Chez Daphné
un blog pour raconter et surtout partager…

Le jour d’après…

mars 17th, 2012, par Daphné

 

courir...Voilà. Le livre est sorti. J’ai reçu quelques messages : Certains l’ont vu, même déjà acheté. Et moi, je n’ai pas bougé… J’avoue ne pas avoir compris pourquoi je suis restée là au lieu d’aller voir, au lieu de fouiller chez les libraires, pleine de joie et de fierté. Mais il faut croire que j’avais mieux à faire.

Mieux ? Mieux que mon roman enfin disponible ? Mieux que mon Personnage en Italie, enfin en librairie ? Vous voulez rire ! Et pourtant… Qu’ai-je fait pour fêter ce jour attendu depuis si longtemps ? J’ai marché… Je me suis même acheté des chaussures pour mieux marcher. Pas plus vite, non. Peut-être même plus lentement au contraire. Et en marchant ainsi, des heures durant, j’ai commencé à revoir le monde avec ce regard qui me plaît tant, ces yeux qui décortiquent, dévoilent, mettent à nu et qui, lorsqu’ils ne voient pas imaginent, inventent et disent.

Ce matin, j’ai même décidé d’aller courir, juste pour voir, juste pour sentir… Et oui, ils étaient là ! Les nouveaux personnages, les autres êtres encore invisibles, je les sentais à mes côtés, tout autour de moi ! Je ne cours pas très vite, alors ils m’ont forcément rattrapée. Nous sommes rentrés ensemble, côte à côte, sans rien dire. J’étais trop essoufflée pour parler. Eux semblaient calmes au contraire. Tranquilles, tout sourires.

Lorsque je me suis assise à la petite table, lorsque j’ai allumé l’ordinateur pour vous écrire, pour rédiger mon billet, ce sont eux qui m’ont poussée à commencer autre chose… J’ai vu mes doigts qui sautillaient sur le clavier, j’ai vu les mots apparaître sur l’écran, sur la page blanche qui ne l’est pas restée longtemps. Après une première page justement, ils m’ont accordé une pause, comme une petite récréation pour reprendre mon souffler et, surtout me réjouir. Elle était là la joie, elle était là la fierté : dans cette nouvelle histoire à peine entamée !

J’aurais pu courir, bondir, hurler. J’aurais même pu en pleurer je crois. Mais j’ai trouvé plus drôle, plus fou et insolite de me lever, de mettre de la musique et de danser de joie, toute seule, dans mon petit Terrier qui soudain paraissait bien plus vaste. Et plus clair aussi… comme si quelqu’un avait creusé une fenêtre pendant que j’écrivais. Et c’est vrai, l’ouverture sur le monde était là, sur la page remplie de mots qui déjà me rappelaient.

Mais pas tout de suite, non, je danse encore un peu, je fais la folle, je saute de joie. Ensuite je reviens vers toi, c’est promis, tu verras. Et je ne te lâcherai pas !

 

Publié dans instants, lieux, livres

2 Réponses

  1. stephen

    Dance avec moi, avec moi!!! Allez….

  2. Daphné

    :) :) => http://www.youtube.com/watch?v=5CYN14Ki5o8&ob=av2e

    (hi, hi, too 80′s for words…!)

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