Chez Daphné
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Voyager dans le métro

janvier 23rd, 2012, par Daphné

 

Lire dans le métro...Je me demande souvent combien de temps je passe serrée dans les wagons du métro parisien. Quand je scrute les murs, les quais par la fenêtre, j’essaye d’imaginer des vues, des paysages… Et lorsque mes yeux croisent le regard fatigué d’un autre passager, je me demande souvent quel est son vrai visage sous le masque blasé.

Oui, c’était au début. J’essayais d’y voir clair, d’atteindre la couleur derrière le gris plomb, de trouver la lumière, l’éclat de toute chose. Elle est là, forcément, il suffit de chercher.

Maintenant je vous avoue que la plupart du temps, je suis trop fatiguée pour soulever les masques et chercher l’embrasure derrière les rideaux. Je préfère m’en aller, voyager autrement. Je me perds dans les livres, je plonge dans un roman, je me fonds dans l’histoire et suis le compagnon silencieux, invisible de tous ces personnages ou bien ces narrateurs qui m’offrent chaque jour un rayon de chaleur.

Et même en Sibérie, même dans les forêts enneigées du grand nord, il fait souvent plus chaud que dans notre métro. Preuve en est ce passage qui m’a donné hier bien plus que de la lumière…

L’homme libre possède le temps. L’homme qui maîtrise l’espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne sait même plus qu’il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Publié dans lieux, livres

2 Réponses

  1. bastien

    Ce livre n’est tombé des mains, dans la libraire, avant même de creuser (et pourtant j’ai des gènes de terrassier); truc de bourg’, qui se rêvent autre en s’imaginant ailleurs…
    trop facile plein de truc qui voudraient être simples, sans plus rythme qu’un annuaire surtout…

    La lumière est en soi, l’espace et le temps aussi…

  2. Davachi

    we are torn between a nostalgia for the familiar and urge for the foreign and strange.As often as not,we are homesick most for the places we have never known…so no matter how you travel,it’s still you going:travel makes one modest and this is the best you can get from it my darling:)

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