Chez Daphné
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Toute la beauté du monde

octobre 4th, 2011, par Daphné

 

IthaqueIthaque n’est pas plus belle. Juste plus simple peut-être. Toute son élégance est dans le dépouillement. Ithaque est essentielle, sans fard ni artifice. Et lorsqu’on s’y promène, lorsqu’on s’y pose un peu, ce n’est pas sa beauté qui captive le regard mais la beauté du monde qui vibre à travers elle.

C’est ce qui m’a frappé en relisant hier les pages du roman que j’ai commencé là-bas. Le royaume d’Ulysse, le rocher, l’île à chèvres n’a rien d’époustouflant. Il est seulement vivant. Et cette force vive qu’on sent derrière les rives, les champs, les oliviers existe en toute chose. Partout, à tout moment. Il suffit de savoir poser le bon regard.

Et ce qu’Ithaque enseigne, ce que l’île confie, c’est qu’il suffit parfois d’avoir les yeux ouverts. Et d’être vigilant, aux aguets, conscient. Certains diraient voyant.

Alors au cœur des villes, même dans les terrains vagues, les carrefours, les parkings, les centre commerciaux… c’est la même beauté. Mais il faut la trouver. Ôter le déguisement, atteindre l’essentiel. Les villes sont des déesses qu’on aurait habillées. Certaines sont vêtues de chiffons, de haillons ; certaines, comme Paris, sont parées de diamants. L’île où j’ai eu la chance de rester un moment était nue. Simplement.


Extrait d’American Beauty, de Sam Mendes.

Publié dans lieux

5 Réponses

  1. cecile

    Beauty IS an addiction …
    bursting into tears keeps my heart from caving in I guess.
    Merci

  2. N.

    c’est tout Nietzsche qui est raconté dans ce film.
    Qui est peut-être celui que je préfère avec Trust me et/ou Simple men de Hartley.
    Que des films sur la beauté du monde et la difficulté d’être (ensemble et/ou tout seul)…

  3. coucoudiLE

    L’OISEAU BLEU DANS LE CIEL BLEU
    on vodrai
    on vudraitretenir. La difficulté c’est que tout traverse tout comme le sac en papier, c’est des rencontres, des objets, des moment fugace aqu’il faut savoir saisi.
    Des fois on ne savoure pas le yaourt de la vie c’est comme un yaourt on l’avale sans y penser. Puis des gens des visages et tout finit par arriver et tout déçoit.
    Mais savoir dire merci à la vie c’est important car le secret c’est le rebondissement des choses.
    On ne reflechit pas assez que le bohneur est peut etre la déception qui rebondit en tout cas j’ose dire merci aux circonstance?les yeux rieur la promesse d’un début la serviette en papier qui me protége de la clim et tout ce qui peut arriver il faut ouvrir grand les bras au hasard pourquoi?
    Ovrons donc les yeux aux bras! nous trouverons la reponse l’oiseau bleu comme otiss le scribe famileir de l’acceuil au changement

    http://www.youtube.com/watch?v=z9n86hbdktY

  4. tnsp?

    « Je suis Odysseus Laertiade, et tous les hommes me connaissent pour mes ruses et ma gloire est allée jusqu’à l’Ouranos. J’habite la très illustre Ithaque, où se trouve le Mont Néritos aux arbres battus des vents. Et plusieurs autres îles sont autour (…) Et Ithaque c’est la plus éloignée de la terre ferme et sort de la mer du côté de la nuit, mais les autres sont du côté d’Eos et d’Hélios. Elle est âpre mais bonne nourrice des jeunes hommes et il n’est point d’autre terre qu’il me soit plus doux de contempler ».
    Homère, Odyssée Chant IX.
    (Trad. Leconte de Lisle 1898-1894)

  5. Daphné

    Ah, la traduction de LdeL, c’est quelque chose…!

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