Chez Daphné
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Se fier aux apparences

octobre 22nd, 2011, par Daphné

 

un œil se dessine...Qui n’a pas regardé, allongé au grand air, la fuite des nuages, leurs formes mystérieuses qui changent chaque instant ? On imagine alors qu’ils prennent l’apparence de créatures de rêve. Dans le ciel bleu d’Ithaque, on voyait des chevaux – que dis-je, des centaures – et d’autres monstres encore : sirènes, magiciennes, chimères, divinités… Parfois on voyait même un œil sévère et sage qui nous fixait d’en haut, un œil unique et rond qui semblait certains jours nous couver du regard et nous protéger même. Comme si de plus loin, une conscience amie murmurait : « Continue, tu es sur la bonne voie. »

En ouvrant ce matin mes yeux pleins de sommeil, j’ai cru apercevoir de nouveau ce regard. Les ombres sur les murs, les objets familiers s’étaient changés la nuit en prunelle géante attendant mon réveil pour donner le départ d’une nouvelle journée studieuse et inspirée. A peine levée du lit, les contours ont changé : j’ai reconnu la lampe, la lucarne, l’évier… Mais sans savoir pourquoi, je me sentais plus forte. Un peu plus sûre de moi.

Dans quelques heures j’irai écrire dans un café : mon histoire d’Ithaque a assez attendu. Il est temps de poursuivre ce nouveau roman qui me réclame déjà depuis un bon moment !

Publié dans images, instants, lieux

Une réponse

  1. tnsp?

    Je viens d’acheter à la brocante « le colosse de Maroussi ». En voici un extrait:
    « En Grèce, les changements sont brusques, presque douloureux. En certains endroits, on peut passer en l’espace de cinq minutes par tous les changements survenus au cours de cinquante siècles. Tout est cerné de lignes, sculpté, gravé. Même les étendues désertes semblent sorties d’un moule d’éternité. Chaque détail a l’air marqué d’un sceau de l’unique – ce que l’on voit c’est un homme assis au bord d’une route sous un arbre; un âne qui gravit un sentier, près d’une montagne; un bateau dans un port, sur une mer bleu turquoise; une table à une terrasse sous un nuage. Et ainsi de suite. Quoi que que l’on regarde, on croit le voir pour la première fois. (…)Henry Miller était imprégné de la Grèce comme toi.

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