Chez Daphné
un blog pour raconter et surtout partager…

Au revoir et… à bientôt !

octobre 12th, 2011, par Daphné

 

quelques chapeaux de la rue SéguierIl est temps de quitter ce petit nid douillet, cette douce tanière qui m’a tant inspirée. Il est temps de laisser la vue par la fenêtre, les reflets de la Seine et les jeux de lumières des barges, la nuit tombée.

Je dois abandonner ces livres, ces objets, les photos sur les murs, les boîtes, les bibelots, les théières délicates, les tasses décorées, et puis toutes ces malles, ces boîtes, ces placards qu’on imagine remplis de trésors, de secrets !

Ce matin j’ai osé entrouvrir une porte. Juste par politesse : Il fallait dire aux muses qui dorment la journée que je dois m’en aller… Peut-être aussi voulais-je inviter le hasard à nourrir ma mémoire d’un tout dernier tableau.

Ce décor de roman me manquera sûrement. Mais il ne tient qu’à moi de lui redonner vie et d’offrir à ce lieu une intrigue, une histoire et surtout des héros. J’entends déjà leurs voix, je devine leurs regards et je n’ai qu’une hâte : m’installer de nouveau devant la page blanche munie de mon stylo !

Quel sera ce roman ? Qui sont ces personnages ? A cette heure ils ne sont que de faibles esquisses.  Leurs contours se fondent, il est encore trop tôt. Mais je suis sûre d’une choses : Il y aura parmi eux une femme élégante qui ne sortira jamais sans porter de chapeau !

Publié dans gens, images, lieux, livres

6 Réponses

  1. N.

    Mon grand-père ne sortait jamais sans sa casquette (de Gavroche). Il est né, avait grandit à Saint Fargeau, prêt de la porte des Lilas. Là où je vis, juste au dessus de la dernière barricade de la commune…

    Peut-être celle devant laquelle « l’enfant feu follet », « le gamin fée » de Hugo a « mangé » ses deux pruneaux dans la poitrine, en chantant « tomber par terre, c’est la faute à Voltaire; le nez dans le ruisseau, c’est la faute à… » avant de rendre sa « petite grande âme », plus « protégée » par sa trop grande casquette, qui était tombée alors…
    les couvres-chefs symboliseraient ? quoi ? protègeraient ? de quoi ?

  2. Daphné

    @N => Quel joli commentaire ! Pourquoi portons-nous des chapeaux ? Après Hugo, difficile d’emprunter une réponse à un autre poète… Allez, je me lance tout de même : C’est de peur que « le ciel ne nous tombe sur la tête ! » ;)

  3. bastix

    @ Daphné :
    René Goscinny ???…

    en tous cas, l’hiver, moi je porte un bonnet (c’est mieux quand il fait froid) et l’été un bob (parce que le soleil parfois « insole » -et pas qu’à Rome-)…

    Sinon @ N. : on dit près de et prêt à (reprenez-vous)…

  4. Daphné

    @ N et Bastix => Savez-vous que Psychose est mon film culte ? Et Norman Bates mon héros préféré ? ;)

  5. M.Le

    je suis autre je suis plusieurs comme tout le monde et ça ne fait qu’un…
    Courtes lignes à la gloire du couvre-chef :

    Insolent soleil dont les feux rident et font les grands-mères de demain des jeunesses étalées (parfois les fesses à l’air) sur un sable où tu irradies avec violence; doucement…

  6. grigou tendre

    Quoi et Mallarmé alors ?!!

    Mallarmé qui a si bien peint d’un seul trait la rue venteuse,
    « la rue
    Sujette au noir vol de chapeaux »
    et qui en outre a répondu à toute une enquête importante lancée par Le Figaro (1897) à ce sujet précis, Mallarmé qui conclut par cette parfaite prédiction :

    « Le monde finira, pas le chapeau. »

    http://lecalmeblog.blogspot.com/2011/08/mallarme-et-les-chapeaux.html

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