Chez Daphné
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Les merveilleux nuages…

septembre 7th, 2011, par Daphné

 

Le Voyageur contemplant une mer de nuages, de Caspar David FriedrichComme il me tarde de voyager, de voler, de les voir ! Comme il me tarde d’être de nouveau en suspend, dans les airs, quelque part entre ciel et terre !

Libre, en mouvement, trait d’union entre l’après et l’avant. Pas tout à fait partie, ni encore arrivée. C’est là, parmi eux, entre deux, que je me sens le mieux.

Libre. Ailleurs. Comme le Voyageur. Ou comme…

 

            L’étranger

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère?
- Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J’ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L’or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !

Charles Baudelaire

Publié dans images, instants, lieux

3 Réponses

  1. grigou tendre

    « Les nuages c’est les bémols du ciel.
    Mais il ignore
    ce qu’en sont les dièses,
    Celui-là qui n’a jamais vu, un Dassault Rafale C,
    passer au-dessus de sa tête. »

    (Pindare, Néméennes, XII, 101-106)

  2. tnsp?

    @grigou tendre
    Pindare serait très etonné du 4ème vers de sa Nemeenne……

  3. grigou tendre

    dieu sait combien ce « μια αναταραχή αεροσκάφη » a fait couler d’encre

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