Chez Daphné
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Montagnes russes

août 18th, 2011, par Daphné

 

sur les montagnes russesParfois j’aimerais vous dire que tout n’est pas si rose, que même si j’en ri, même si je m’amuse, je  suis avec les autres dans le petit wagon. La première montée est souvent plus facile. Enfin, la mienne l’était. J’avais le temps de voir le paysage autour, de découvrir le monde qui vu de tout là-haut semblait s’ouvrir à moi. Comme si la terre entière était à ma portée et qu’il me suffirait de tendre un peu les bras.

Bientôt, c’est le sommet et à ce moment là, souvent on marque une pause. Et c’est tellement grisant de rester suspendu au milieu des nuages et de ne pas savoir quand le train redémarre ! Souvent c’est au moment où l’on croirait voler, au moment où la main va décrocher la lune. Ou du moins une étoile, celle qu’on crois faite pour soi.

Certains se penchent déjà et la vision de la pente, de la descente à pic leur donne le vertige. Et c’est un peu dommage car ils profitent moins de la vue et du vent, de ce petit instant où on est au sommet. De quoi ? On n’en sait rien. Et c’est ça qui est bien.

Mais bientôt c’est la chute, d’un coup, à toute vitesse. Et même si l’on croit s’y attendre cette fois, s’être bien préparé, l’avoir imaginé, le vide est bien plus vaste que nos rêves les plus fous. Et bien plus terrifiant que nos pires cauchemars. Tout autour disparaît, le décor et la vue. Même celui ou celle qui se serre contre nous semble un peu transparent. Et l’on se sent bien seul dans le petit wagon.

Et il n’y a rien à faire qu’attendre le moment où les rails se courbent et remontent lentement. Alors, petit à petit, on reprend l’ascension qui peut être pénible si on réfléchit trop. On peut fixer ses pieds, ne plus penser à rien et sentir peu à peu que l’oxygène revient. Moi je préfère lever les yeux vers le sommet et rêver de la vue qui nous attend en haut. Elle n’est jamais la même. Et c’est souvent plus beau.

Et je me dis que cette fois, je serai toute entière à ce moment précis où tout n’est que présent. Même si je sais maintenant qu’il ne dure qu’un instant. Et qu’après, de nouveau, c’est la chute en avant. Oui, je me dis que là, ce sera différent. Mais quand le wagon penche, un peu, encore un peu… Même si je souris et plaisante gaiement, c’est toujours la même peur qui s’empare de moi. Celle de ne pas savoir ce qui m’attend en bas.

Publié dans instants

5 Réponses

  1. Serge

    J’adore ce blog! Bravo!

  2. tnsp?

    - Est-ce que du haut de ton wagon tu peux appercevoir ou meme rever de la mer?
    « La mer, douceur automnale,iles baignees de lumiere, voile diaphane de petite pluie qui couvrait l’immortelle nudite de la Grece. Heureux l’homme a qui a ete donne , avant de mourir de naviguer dans la mer egeenne ». [N. Kazantzakis, Alexis Zorbas

  3. Daphné

    Bien-sûr ! Partout, là-haut, en bas… la mer est toujours là !

  4. la rochelle

    Nous aussi sommes en pleines montagnes russes!!!!!!!!

  5. N.

    Au bas de ces montagnes russes que l’on choisit ou qui s’imposent à nous, après quelques instants de joie, la réalité, le quotidien, la vie quoi finalement, nous attend toujours; c’est bien aussi…

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