Chez Daphné
un blog pour raconter et surtout partager…

C’est quoi le bonheur ?

mai 29, 2012 par Daphné

 

C'est quoi le bonheur...?On a presque tous planché sur le sujet en classe de Première : Pascal, Rousseau, Voltaire… Et quelques mois plus tard, alors qu’on s’en croyait enfin débarrassé, le bonheur revenait nous tirer par le bras : Kant, Nietzsche, Spinoza…

Enfin le bac en poche, enfin la liberté ! A partir de ce jour, on était seul à bord. Et le mot tour à tour, se changeait en Amour, Beauté, Vie, Vérité. Il suivait les chemins de toutes nos évasions, les sentiers escarpés de nouvelles tentations. Il devenait désir, découverte, plaisir. Et il aurait fallu trois, quatre vie encore pour enfin le saisir. Ce bonheur, voyez-vous, fuyait à mille à l’heure et au lieu d’essayer d’en saisir la moitié, on préférait de loin le vivre tout entier ! On aurait bien le temps, couverts de cheveux blancs, de froncer les sourcils et de chercher pourquoi, où, quand, quoi et comment.

Je me suis découvert, il y a quelques mois, une mèche rebelle aux doux reflets d’argent. C’est l’âge me dit-on, il faudra teindre ça. En attendant je dégage un peu cette chevelure pour oser regarder par-dessus mon épaule. Quelques années en arrière… Du haut de mes vingt ans, je pensais détenir une moitié de sagesse. Les vingt ans ont passé, ai-je l’autre moitié ? A en croire mes cheveux, je suis de l’autre côté… Peut-être qu’il est temps de rappeler les philosophes ? Peut-être qu’il faudrait, se poser un moment, à peine quelques heures pour dire : C’est quoi le bonheur ?

J’y pense régulièrement. Et presque chaque fois, je me dis « C’est maintenant ». Et je me rappelle aussi d’autres instants passés où sans user de mots, la phrase était en moi. « C’est maintenant le bonheur ». Combien de fois déjà avais-je pensé ça ? Je regarde en arrière. Et toujours je souris.

Aujourd’hui je me dis, que j’aimerais bien trouver un moyen de conter l’histoire de ce sourire. J’ai envie de vous dire, d’écrire ce bonheur-là. Je cherche encore la forme – comme les mots sont pauvres ! Lorsque j’aurai trouvé, je vous invite chez moi pour déguster ensemble ces instants qui me ressemblent. Alors, rendez-vous est pris. On se retrouve ici ?

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L’arbre dans la cour

mai 28, 2012 par Daphné

 

Il y a des images, des chansons, des écrits qui sont un peu comme une étincelle en plein cœur du tunnel. On les découvre toujours un peu par hasard, dans une ruelle sombre, une ville oubliée ou peut-être un pays qu’on croyait effondré. Les étoiles ont besoin de la nuit pour briller. Et, c’est dans le désert qu’on découvre souvent la saveur de l’eau vive.

Cet « Arbre dans la cour » est comme un courant d’air. Une brise légère qui rafraîchit, apaise. Comme un peu d’oxygène qu’on souffle sur Athènes…

 

 

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Grasse matinée

mai 27, 2012 par Daphné

 

 

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Cadeau d’une lectrice !

mai 26, 2012 par Daphné

 

Un coup de dés jamais...      Un coup de dés jamais n’abolira le hasard… Stéphane Mallarmé.

 

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Le soleil est là…!

mai 25, 2012 par Daphné

 

 

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Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?

mai 24, 2012 par Daphné

 

Nané...A quel âge apprend-on à parler ? Je veux dire, à vraiment communiquer ? Trois, quatre ans… ? À peine quatre petites années de paix, de présent pur et simple. Rien. Juste le vide devant. Comme ce devait être grisant !

Parce qu’avec la parole sont venues les questions et surtout les réponses que déjà – oui déjà ! – on attendait de nous. Il fallait une idée, il fallait du concret : pompier, danseuse étoile, astronaute, maîtresse, parfois même chevalier ou encore princesse !

Quelques années plus tard, le jeu recommençait. Mais c’était plus périlleux, car il fallait changer. Ou plutôt évoluer, montrer qu’on a compris qu’il y a cette frontière entre le rêve et nous. Et en même temps garder une certaine constance… Le pompier devenait gendarme, la danseuse comédienne, l’astronaute chercheur. Et quant à la maîtresse, on l’appelait « professeure ».

Plus tard les futurs métiers se sont changés en écoles. Et nos quelques réponses devaient être justifiés : « Quoi ? Tu veux faire Beaux-Arts ? Mais tu ne sais pas dessiner ! » « Médecine ? Mais voyons, tu ne tiendras jamais ! » « Sciences-Po ? Tu as vu ta moyenne en français ? »

Il faut rendre à César… Je n’ai jamais été tiraillée, réprimée et encore moins frustrée. Et au fil des année, lorsque j’ai répondu danseuse, exploratrice, architecte, reporter, on m’a toujours dit oui, et avec le sourire. Seulement voilà, chers parents, je dois vous avouer que déjà je mentais. Ou plutôt je donnais le change…

Même si tout au fond, j’avais une idée très clair du futur droit devant. J’ai appris depuis longtemps que parfois il vaut mieux donner ce qu’on attend de nous. Et aujourd’hui encore, quand j’entends qu’on demande : « Et alors, tu vas faire quoi ? » Je sais qu’il vaut mieux parler d’études, de formation, de projets que de répondre ça :

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Le dernier métro…

mai 23, 2012 par Daphné

 

autoportrait urbain et parisien        0h45, direction Denfert-Rochereau.

 

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Mise en abyme

mai 22, 2012 par Daphné

mise en abyme...Derrière cette fenêtre il n’y a que moi… qui vous regarde… me regarder… qui vous regarde… me regarder… Juste une histoire de miroirs en somme. Juste quelques reflets d’une réalité qui est elle-même le reflet d’une réalité qui est elle-même le reflet…

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Faites que ma nouvelle ne paraisse jamais…

mai 21, 2012 par Daphné

 

la chanson d'Aznavour qui m'inspire et me suitIl y a quelques mois déjà, j’ai reçu une commande qui m’a fait sauter de joie : un hebdomadaire de renom m’offrait la chance et le privilège de rédiger un court texte de fiction inspiré par une chanson de Charles Aznavour.

Élevée au rock et à la pop anglophone, je ne suis pas de ceux qui évoquent leur enfance sur fond de Brassens ou Brel. Même le grand Gainsbourg est venu bien après. Non, mon adolescence s’évadait loin d’ici, sautant par dessus la Manche, traversant l’Atlantique. Et lorsque j’ai pris goût aux retours en arrière, les refrains des Beatles rythmaient toutes mes journées… Et la chanson française ? Et Aznavour alors ?

Charles n’était pas là. Non, il n’existait pas. Mais quand le bac en poche, j’ai pris la décision de « vivre de ma musique », quand j’errais tard le soir du haut de mes vingt ans dans les bars enfumés du quartier de la Butte-aux-Cailles, la guitare sur le dos et le cœur gonflé de chansons, il y avait cet air-là, toujours en bruit de fond… On buvait bières sur bières et juste avant minuit, c’est toujours « Chez Gladines » qu’on finissait la nuit, en piquant goulûment du nez dans nos saladiers. Et là, régulièrement, le piano démarrait… On éteignait les lumières et bientôt tout le bar chantait d’une même voix un refrain qui depuis a tracé mon chemin et me donne la force de vivre la vie que j’aime. Celle qui me le rend bien.

Aznavour c’était ça. Bien plus que les chanson, les mots ou la musique. C’était avoir vingt ans, des rêves plein la têtes et cette certitude que oui, on est fait pour ça, que oui, on y arrivera ! J’ai aujourd’hui deux fois cet âge d’insouciance… Mes rêves sont deux fois plus gros et avec eux ma foi a doublé elle aussi. Je ne chante plus guère, les mots le font pour moi, mais plus que jamais je crois que je suis sur la bonne voie, celle qui me ressemble, celle qui ne ment pas. Et lorsque j’ai des doutes, lorsque je peine parfois, j’ai toujours dans la poche une petite boîte à musique qui fredonne la chanson du temps de la Butte-aux-Cailles. Je tourne la manivelle – ou on le fait pour moi – et j’entends de nouveau : « Oui, on y arrivera ! »

Alors vous pensez bien comme je l’ai soignée cette fameuse nouvelle qu’on m’avait commandé ! J’y ai passé des heures, des journées de bonheur à raturer, reprendre pour trouver le ton juste et tenter de décrire, raconter, partager avec vous, avec eux et peut-être, qui sait, avec lui aussi… Oh, quelle jolie manière d’enfin le remercier !

Oui mais voilà, hier, j’apprends que la commande était pour un « frigo », c’est à dire un numéro du célèbre journal qui ne verra le jour que lorsque le grand Charles ne sera plus de ce monde. On me rassure pourtant : « Ta nouvelle paraîtra. Oui, elle sera publiée ». Mais si la condition de cette publication est la disparition de celui qui m’inspire, alors ne vous en déplaise, je préfère espérer, souhaiter de tout mon cœur, que ma petite nouvelle ne paraisse jamais.

Oui pour une fois le miracle serait que mon histoire ne soit jamais publiée.

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Un jour aux courses…

mai 20, 2012 par Daphné

 

 

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